La marqueterie de paille à Marseille

Matière humble devenue matière précieuse, la paille de seigle révèle une richesse singulière lorsqu’elle rencontre la main de l’artisan.

Entre tradition et création contemporaine, la marqueterie de paille compose avec la couleur, la géométrie et surtout avec la lumière.

Au XVIIIᵉ siècle, la paille est notamment utilisée en substitution aux bois précieux de la marqueterie traditionnelle, devenus trop onéreux.

Travaillée dans les couvents comme dans les bagnes, elle traverse les siècles avant de connaître un véritable âge d’or avec l’Art déco.

André Groult figure parmi les grands noms qui ont contribué à faire de cette matière un élément du mobilier d’exception.

La paille de seigle est cultivée en Bourgogne par Jean Luc Rodot. Elle est fauchée, séchée puis teinte.

Au sein de l'Atelier elle est sélectionnée, ouverte dans sa longueur puis aplatie afin de devenir une fine bande destinée à la composition.

Chaque élément est ensuite orienté, ajusté par découpe au scalpel puis assemblé avec précision et collé.

L’orientation de la paille modifie son reflet et fait évoluer la couleur avec la lumière.

C’est dans cette alliance entre précision du geste et mouvement de la lumière que réside toute la singularité de la technique.

Héritière d'une longue tradition des arts décoratifs, la marqueterie de paille continue aujourd'hui d'offrir un formidable territoire de création.

Dans mon travail, je cherche à faire dialoguer ce savoir-faire ancestral avec une écriture contemporaine, faite de géométrie, de couleur et de lumière.

Préserver un savoir-faire, c’est aussi lui permettre de continuer à créer.

Brins de paille de seigle colorés pour la marqueterie de paille
Brins de paille de seigle colorés pour la marqueterie de paille
Paille de seigle aplatie avant son assemblage en marqueterie
Paille de seigle aplatie avant son assemblage en marqueterie

Un patrimoine vivant

L’histoire d’une matière devenue précieuse

Le geste et la matière